Cette leçon a pour but de relier le concept complexe du temps tel qu’il est présenté dans le Livre de l’Ecclésiaste (Kohelet) à l’expérience personnelle et collective vécue depuis les événements du 7 octobre. Elle vise à explorer comment trouver du sens, de l’espoir et une voie vers l’action face à une réalité de rupture. En analysant les versets sur les « temps » de l’Ecclésiaste, les participants sont amenés à réfléchir sur la notion d’un « avant » et d’un « après », et sur la manière de transformer la mémoire en une source de force pour l’avenir.
Relier le concept complexe du temps dans le Livre de l’Ecclésiaste à l’expérience personnelle et collective du temps qui s’est écoulé depuis le 7 octobre, et aborder le défi de trouver un sens, de l’espoir et de l’action dans une réalité de rupture.
Public cible : Classes terminales du lycée, groupes d’élèves solides ou adultes.
Note à l’enseignant : Il est crucial de créer un espace sûr et sans jugement pour permettre l’expression d’émotions diverses.
Étape A: Ouverture – Le temps et notre perception (10 min)
Question d’ouverture : Comment les participants perçoivent-ils le temps écoulé depuis le 7 octobre ?
Introduction : Présentation de la notion de temps dans le judaïsme et la philosophie comme n’étant pas seulement linéaire.
Étape B: Introduction à l’Ecclésiaste et la signification du temps (20 min)
Lecture du texte : Distribution et lecture en binômes des versets d’Ecclésiaste 3:1-8. Les participants encerclent les phrases qui les interpellent.
Discussion initiale : Réflexion sur les paires de temps, leur résonance émotionnelle et la nature (cyclique ou linéaire) du temps présenté.
Étape C: Relier l’Ecclésiaste au 7 Octobre (20 min)
Mise en perspective : Discussion sur le contraste entre le temps cyclique de l’Ecclésiaste et le « temps de rupture » (zman shel shever) du 7 octobre, qui a créé un « avant » et un « après ».
Réflexion personnelle : Les participants écrivent sur leur vie juive avant et après le 7 octobre sur une feuille prévue à cet effet, puis partagent en petits groupes.
Discussion approfondie : Aborder les difficultés à concilier certaines paires (« un temps pour pleurer et un temps pour rire ») dans le contexte actuel et l’impression que le temps s’est « déréglé ».
Étape D: Vers la Réparation et l’Action (15 min)
Transition vers l’espoir : Malgré le sentiment de « vanité » (Hevel), l’Ecclésiaste conclut sur l’idée qu’il y a un sens à l’existence.
Questionnement : Comment trouver un sens et créer « un temps pour construire » (et livnot) à partir de la douleur ?
Écriture personnelle (optionnel) : Les participants sont invités à ajouter leur propre paire de « temps » qui caractérise la période actuelle (ex: « un temps pour se souvenir et un temps pour puiser de la force »).
Conclusion (5 min)
Résumé : Rappel des points clés sur la responsabilité et l’espoir qui existent même dans la rupture.
Réflexion finale : Le rôle n’est pas seulement de se souvenir, mais de transformer la mémoire en action. La séance se termine sur une réflexion autour de la phrase « Un temps pour se lamenter et un temps pour danser ».