Introduction :
Rappeler rapidement les différents types d’impureté (l’impureté de celui qui a été en contact avec un mort, l’impureté de la jeune accouchée…). Citer le cas du lépreux qui devait être complètement isolé jusqu’à sa guérison, puis SE PURIFIER (processus qui durait 7 jours), et apporter un sacrifice expiatoire.
→L’objectif de cette introduction est de faire prendre conscience aux élèves que le lachone hara n’est pas à prendre à la légère…
Déroulement de l’activité :
1. Le lépreux (page 1 de l’unité)
- Montrez le rapprochement sémantique flagrant entre le terme מצורע (lépreux) et l’expression מוציא שם רע (celui qui tient des propos diffamatoires).
Question facultative : Allons plus loin
- Essayez de trouver le lien logique entre la médisance d’une part, et la lèpre qui en résultait et qui obligeait le malade à s’isoler, d’autre part.
2. L’interdiction (page 2 de l’unité)
- Pourquoi le colporteur de ragots est-il comparable à un marchand ambulant ?
- Pourquoi est-il défendu de raconter la vie des autres, même lorsqu’il s’agit de propos neutres / faits divers ?
3. Les catégories de paroles interdites (pages 2 et 3 de l’unité)
- Le colportage de ragots
- La médisance
- La diffamation
4. Prêter l’oreille à la médisance (pages 3 et 4 de l’unité)
- Quelles sont les trois personnes concernées par le lachone hara ? Laquelle des trois est « la plus coupable » ?
QUIZ : Vrai ou Faux ?
- Celui qui avait des taches sur la peau devait être conduit chez le Cohen.
- La lèpre affectait les menteurs et les colporteurs.
- Il n’y a pas de lien entre les mots prononcés par un homme et les maladies qui l’affectent.
- La capacité de parler différencie l’homme de l’animal.
- Le colportage est interdit, uniquement lorsqu’il s’agit de propos négatifs.
- La diffamation est plus grave que la médisance.
- Le בעל לשון הרע est celui qui s’est habitué à dire du lachone hara.
- Il est interdit de proférer du lachone hara, mais il est permis d’écouter du lachone hara si on garde le silence et qu’on ne rajoute aucun propos.
- On ne doit jamais croire au lachone hara.
- Pour éviter les dommages éventuels, il est permis d’avoir des soupçons et de se méfier des propos entendus.
Conclusion :
Engager une discussion en classe, afin que les élèves saisissent davantage la portée du lachone hara, et qu’ils prennent conscience de la dimension morale et humaine des lois de la Torah. Poser aux élèves les questions suivantes : « Imaginez que vous appreniez que l’un de vos amis proches a dit du mal de vous… Qu’est-ce que vous ressentiriez ? » « Comment réagiriez-vous ? » « Comment réussir à ne pas se laisser « dépasser » par ces sentiments négatifs ? » « Essayez de trouver une raison aux propos tenus à votre encontre. »
Puis, aborder la question dans l’autre sens en citant l’expression bien connue : « Ne faisons pas à autrui ce que nous ne voulons pas qu’il nous fasse ». Demander aux élèves: « Pourquoi sommes-nous tentés de parler des autres ? » « Qu’avons-nous à gagner ? » « Qu’avons-nous à perdre ? » « Comment éviter de transgresser cet interdit ? » « Qu’est-ce qui pourrait nous aider à y parvenir ? »