Introduction: Commencer la leçon en posant la question suivante : « Comment les Grecs se comportaient-ils à l’égard des Juifs ? Leur étaient-ils favorables ou hostiles ? »
Répartir arbitrairement la classe en deux groupes, chacun devant trouver le plus d’arguments et de sources possibles pour soutenir la position qu’il doit défendre. La mission du premier groupe consistera à prouver l’hostilité de la civilisation grecque à l’égard du peuple juif et de la Torah. À titre d’exemple, ce groupe recevra l’extrait de la bénédiction Al Hanissim (partie 1).
Le second groupe aura pour mission de trouver le plus d’exemples possible illustrant l’aspect positif des relations entre la Grèce et le peuple juif. Pour cela, il pourra s’appuyer sur le verset évoquant la beauté grecque au service de la Torah (partie 3). Après 5 minutes de discussion, chaque groupe déléguera un représentant qui défendra le point de vue de son groupe dans le cadre d’un bref débat.
En conclusion de cette séquence d’introduction, l’enseignant soulignera les points les plus intéressants qui ont été soulevés, et annoncera l’objectif de la leçon : saisir la nature complexe de la rencontre entre la civilisation grecque et le peuple juif, et en tirer des leçons concrètes pour notre vie en tant que Juifs dans le monde occidental, héritier en grande partie de la culture grecque.
Déroulement de l’activité : Étude en ‘havrouta (cf. annexe)
Cette étude se fera en deux temps :
Dans un premier temps, les élèves se pencheront sur la section 2 contenant des textes du Maharal de Prague, et devront répondre aux questions correspondantes. Pour finir, ils s’exprimeront sur la question suivante : « Comment la proximité culturelle peut-elle se muer en hostilité ? »
Dans un second temps, les élèves étudieront le texte du Rav Kook figurant dans la section 3. Ils devront répondre aux questions posées, et exprimeront finalement leur point de vue concernant la problématique suivante : « Que gagnent les Juifs à se confronter à la culture grecque ? À quelle condition ? »
La seconde question figurant sur la fiche ne sera pas débattue maintenant, mais à la séquence suivante. (« À votre avis, peut-on généraliser ce principe à la culture française ou occidentale ? De quelle manière ? Donnez des exemples. »)
Lorsque tous les textes auront été étudiés en ‘havrouta, l’enseignant demandera aux binômes de faire part à la classe de leur compréhension de ces passages, et de leurs réponses aux questions.
Appliquer les notions acquises à la réalité d’aujourd’hui
L’objectif de cette partie est d’appliquer les notions acquises à la réalité contemporaine. Ce travail s’effectuera en trois étapes :
- Un premier tour de table visera à étendre les idées évoquées précédemment à la culture française ou occidentale en général. On se demandera quels sont les éléments pouvant contribuer au rayonnement de la Torah (par exemple la Déclaration des Droits de l’Homme, ou encore la question de l’écologie), et quels sont ceux, qui au contraire, peuvent constituer une menace pour notre peuple.
- Dans un second temps, nous aborderons plus directement le vécu des élèves, et les défis que la culture occidentale ambiante pose à leur identité juive.
- Lors de la troisième étape, nous réfléchirons ensemble à la manière dont ces défis peuvent servir à renforcer l’identité juive des élèves.
Conclusion: La quatrième section de cette unité traite des bénédictions prononcées à la vue des Sages d’Israël et des sages des nations. Il en ressort une vision fondamentalement positive de la sagesse, même lorsqu’elle provient de sources étrangères. Les élèves réfléchiront à la différence et à la similitude entre ces deux bénédictions, et répondront aux questions correspondantes.
Souligner le fait que ces bénédictions peuvent nous aider à concilier le kodech et le profane aussi bien dans notre esprit que dans notre quotidien, tout en nous permettant de tirer le meilleur parti de ces différentes influences qui nourrissent notre pensée.
Pour conclure, revenir sur le verset évoquant la grandeur et de la beauté de Yefet. Comment comprendre que Yefet doit résider dans les tentes de Chem ? Quelles conséquences doit-on en tirer, en termes de priorité ou d’importance relative du kodech et du ‘hol ?